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Presse

« Femme Natale » dans l’Agenda Culturel [28/09/2015]

« Femme Natale », un premier roman de Maya Elias Nassar

Maya Elias Nassar signe son premier roman ‘Femme natale’, édité aux éditions Noir Blanc etc…, un livre dont l’écriture lyrique creuse l’introspection d’une femme de quarante ans au rythme de ses quarante pas dans une rue de Beyrouth. Entre ‘ville natale’ et ‘femme fatale’, ‘Femme natale’ est la contraction d’un lieu et d’un état tous deux en souffrance mais portés par l’espoir.

‘‘Il y a ce temps entre deux âges, où nous nous retrouvons en souffrance de rêves. (…) Et dans ce désordre de soi, nous ressentons l’appétence maladive de défroisser les plus belles histoires qui sont restées jusqu’à présent sagement pliées tout au fond de nous, dans l’âme de notre âme.”
Extrait de ‘Femme natale’ de Maya Elias Nassar

Maya Elias Nassar est née à Beyrouth en 1975. Après ses études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques à l’USJ, elle travaille pour des chaînes de télévision et des agences de publicité entre le Liban et les pays du Golfe et dirige ‘Plume’, sa compagnie de copywriting et de rédaction trilingue. Elle combine à son métier sa passion pour l’écriture qu’elle nous transmet aujourd’hui à travers son premier roman.

‘Femme natale’ est le récit d’une femme qui se rend compte du temps passé et dont les souvenirs remontent à la surface comme des poids qui se déchargent progressivement. Le passé semble être un temps de bonheur, mais aussi de souffrance, partagé entre amour et guerre. L’introspection est la métaphore d’une ville qui a été tiraillée elle-même par les mêmes maux et endeuillée – 40 est le chiffre du deuil – si bien que l’entremêlement entre la femme et la ville crée une entité nouvelle, une fusion entre ‘ville natale’ et ‘femme fatale’. C’est non seulement l’image d’où on vient, mais aussi du ventre d’où l’on provient.

Au poids du temps s’accorde le traumatisme d’un amour perdu, et la démarche introspective de notre narratrice se creuse à mesure qu’elle se rapproche physiquement de sa douleur, cet homme qu’elle a aimé. Elle veut le voir, régler des comptes qui n’ont pas été résolus et qui pèsent. Et si le mouvement de son corps va vers l’avant, son âme est portée par les souvenirs, et la femme est suspendue dans cette dualité. Elle appartient à un temps autre où la révolte et la fougue sont concomitantes, aussi, à celles de Beyrouth.

L’écriture de Maya Elias Nassar déploie un univers riche en symboles qui utilise le procédé de “paysage – état d’âme”, est instructive autant dans la profondeur psychologique qu’elle aborde que dans sa qualité. Même si Maya a pu publier de nombreux articles et poèmes autant en arabe qu’en français, elle avoue que l’écriture d’un roman lui était quelque chose de tout nouveau : ‘‘Il y a sept ans j’ai décidé de commencer un roman. J’ai arrêté. J’ai tout jeté. J’ai commencé ce roman-là il y a 3 ans mais j’ai dû m’imposer de nombreuses pauses.”

Et même si l’écriture peut sembler décousue et délirante, l’écrivaine la justifie et l’assume entièrement. L’écriture est une plume qui sculpte son propre corps et c’est un travail éprouvant : ‘‘C’était une aventure pour moi ! Même si la trame est fictive, les souvenirs sont réels pour la plupart. Lorsqu’on écrit on le fait avec le corps. Ce n’est pas un jeu pour moi, ça vient des tripes. Ça me secoue.”

Maya Elias Nassar signe ‘Femme natale’ (Edition Noir Blanc etc.), le jeudi 1er octobre 2015 à Kudeta à Badaro

20150929 agenda culturel

http://www.agendaculturel.com/Livre_Femme_natale_un_premier_roman_de_Maya+Elias+Nassar

« Les mots de mon silence » dans Femme Magazine [28/05/2015]

Les mots de mon silence

Patricia Hakim a subi une thyroïdectomie, intervention «banale», lui avait-on dit. Ce qu’elle découvrira – avec horreur – c’est que le chirurgien lui avait, dans la foulée, sectionné ses cordes vocales. Animatrice à radio Fame, elle est devenue aphone. Elle raconte son histoire, 27 ans plus tard, dans un ouvrage qui vient de paraître.

«Je suis dans une chambre d’hôpital et j’ai subi une thyroïdectomie ce matin. Je referme les yeux et replonge doucement dans un état brumeux… Cependant, des images me reviennent…

Les premières notes de mon générique s’égrenaient déjà. Comme à chaque fois, la même émotion m’envahit au moment où je dois clôturer une émission. Une légère angoisse. Il me fallait annoncer mon absence pour un certain temps. Des vacances qui serviront à me faire opérer de la thyroïde… Une semaine d’hospitalisation, une autre de convalescence et je serai fin prête pour attaquer la nouvelle saison, que ce soit à la radio où j’avais quand même signé pour deux émissions quotidiennes, ou bien à la télé, pour une nouvelle chaîne avec qui j’avais conclu un contrat l’avant-veille… J’ai laissé passer encore quelques notes de musique, puis respirant à fond, je me suis adressée aux auditeurs.
«Nous voilà arrivés à la fin de notre émission! (…) Je vous salue dans l’espoir de vous retrouver à mon retour, dans une quinzaine… Ciao Ciao!»…

J’ouvre les paupières doucement… Comme émergeant d’un doux rêve…
Je balaye d’un regard distrait la chambre. Dans une dizaine de jours, je pourrai reprendre mes activités, et ma vie normalement.
Je demande de l’eau à ma mère. Elle se penche un peu plus. Elle ne m’entend pas.
Je fais un effort pour hausser la voix. Je veux boire!
Aucune réponse. Ça m’énerve. On ne me comprend pas. D’un geste lent et indécis, je pointe le doigt vers le verre. Enfin, je réussis à avoir ce que je veux. Ma mère me verse quelques gouttes dans la bouche en disant: «Ça suffit pour le moment, rendors-toi ma chérie!»
Je me retourne péniblement dans mon lit. J’ai la tête lourde. Mes membres sont engourdis. Je n’arrive pas à chasser complètement les brumes qui m’envahissent l’esprit.
Quelques heures plus tard on me réveille.
Le médecin est là. Il veut me voir et surtout m’entendre parler. Moi pas. Je veux me reposer et oublier ma douleur. Néanmoins, je fais la docile, et résistant à mon envie de sombrer dans un sommeil soulageant, je réponds à toutes ses questions insipides, dans le genre quel jour on est et comment je me sens et si je sais compter jusqu’à dix en ordre… Voyons, tout ça je le sais et c’est évident, non?! Je réponds correctement… Du moins c’est ce que je crois!
Bizarrement il s’entête à répéter les mêmes questions.
De partout dans la chambre fusent des: «Parle!». Et je parle. Je crie même. Toujours rien.

Autour de moi les mines se décomposent, les sourires s’effacent, les regards s’assombrissent. Et moi je parle.
Sans succès.
Oui, je veux parler, crier, hurler, rugir, pourvu qu’ils m’entendent et qu’ils me laissent dormir. Et je continue à essayer. Au bout d’une éternité, je crois entendre un grognement sourd, un cri étouffé, le cri imperceptible d’un animal blessé. Un son extrêmement faible. C’est moi…
Non, ce râlement ne peut pas être le mien. Ça ne ressemble en aucun point à ma voix claironnante, tantôt frémissante, souvent enjouée.
J’ai perdu la voix… ma voix!
Je garde les paupières closes et pleure silencieusement. Je pleure et j’en suis consciente… Je pleure une voix perdue…»

De longues années de lutte seront au rendez-vous pour cette battante qui refusera de se plier à son sort et qui finira par se créer une «voix» rauque et chuchotée, grâce à un muscle qu’elle développera pour se faire entendre.

Témoignage recueilli par B.I.

 

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http://www.femmemag.com.lb/index.php/component/k2/item/617-les-mots-de-mon-silence?issue_id=42

« Les mots de mon silence » dans Magazine L’Hebdo [22/05/2015]

Animatrice, productrice et réalisatrice. Patricia Hakim brise son silence

A 17 ans, Patricia Hakim était déjà animatrice de radio. Une grave faute médicale la privera de ses cordes vocales au cours d’une banale thyroïdectomie qui virera au cauchemar. Après 27 ans de silence, elle revient sur ces durs moments de sa vie qu’elle dévoile dans son premier ouvrage Les mots de mon silence, éditions Noir blanc et cætera. Plus qu’un témoignage, ce livre est une leçon de vie et de positivisme.
Vous décidez de revenir sur les erreurs médicales qui vous ont privée de vos cordes vocales. Une forme de thérapie par l’écriture?
La dernière opération que j’ai subie a eu lieu en 1987. J’ai donc attendu d’atteindre une certaine maturité, de dépasser mon amertume, de pouvoir pardonner avant d’écrire cet ouvrage. Je suis de nature positive. Je voulais faire partager ce que j’ai vécu pour que mon expérience soit un cri d’espoir et de détermination, de volonté de s’accrocher à la vie. Avancer, croire foncièrement que chaque moment apporte ses joies, c’est ce qui importe. Médicalement, je suis supposée avoir complètement perdu ma voix puisque je n’ai plus de cordes vocales. D’ailleurs, j’ai été aphone pendant longtemps. Evidemment que j’ai fait de l’orthophonie, une certaine réhabilitation de la voix qui n’a pas mené à grand-chose. Ce n’est que bien plus tard, que j’ai réussi à développer un certain mécanisme grâce à un petit muscle dans la glotte et c’est ce qui me permet de «parler».

Qu’est-ce que ces erreurs médicales ont changé dans votre vie?
Tout. Tout a changé. J’étais sportive, énergique, débordante de vie, animatrice de radio, puis, à près de 22 ans, je perds ma voix, ma respiration. Je ne pouvais plus rien faire, rien dire. Je devais m’habituer à gérer un nouveau corps qui portait désormais un handicap. Un handicap que je refusais. Pendant trois ans, mon seul souci était de survivre. Ce n’est que plus tard que je me suis reprise en main, côté carrière. J’ai décidé que j’avais la vie devant moi que je ne devais pas me considérer handicapée. De la radio, je suis passée à la télévision. J’ai réintégré la faculté pour reprendre mes études. J’ai tourné la page et accepté ma nouvelle vie en défiant le sort et le destin. J’ai appris à apprivoiser mon corps, à connaître ses limites, à essayer de les pousser un peu plus loin tous les jours jusqu’à atteindre un semblant de vie normale.

Qu’est-ce qui a changé au niveau de votre vie privée?
Là aussi, il a fallu tout reconstruire, malgré le fait que les médecins m’avaient condamnée. Ma condition effrayait parfois les hommes parce qu’ils ne voulaient pas se lier à une personne à problèmes.

La couverture de votre roman est très expressive: un moineau et un corbeau qui se font face…
Le moineau me représente, quand j’avais encore ma voix. Il est tout petit face à un corbeau dominant et assuré, qui représente ma voix après. Pourtant, on constate que le moineau parvient à crier au corbeau toute sa révolte. L’illustration est très fidèle au texte. Elle a été réalisée par Alexandre Akl, qui a dessiné la couverture, et Jessie Raphaël Bali, qui, par son graphisme, a su «déchirer» mon silence. Celle qui m’a poussée à écrire est Bélinda Ibrahim qui, en lisant une ébauche que j’avais écrite, m’a encouragée à aller plus loin. Mon ouvrage a été écrit en quinze jours, un peu comme s’il fallait sortir, d’une traite, tout ce que j’avais refoulé…

Quels sont vos projets en cours?
Je suis en train de rédiger un autre livre dans lequel je raconte une histoire d’amour inspirée de la réalité. Côté travail, je suis dans la production (je travaille à mon propre compte) et  je voyage de pays en pays au gré de mon travail et de mes envies. Je suis heureuse d’avoir réussi à conjurer le sort… Il suffit de voir le verre à moitié plein pour combler tous les vides.

Propos recueillis par Danièle Gergès

 

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http://magazine.com.lb/index.php/fr/component/k2/item/9950-charles-dantzig-la-cr%C3%A9ation-na%C3%AEt-de-la-cr%C3%A9ation?issue_id=183

« Les mots de mon silence » dans Liban Chroniques Civiles [04/05/2015]

Les mots de mon silence – Patricia HAKIM

Patricia Hakim – Les mots de mon silence, éditions Noir Blanc etc… Beyrouth 2015 (187 pages).

C’est l’histoire d’un « destin », un parcours qui a déraillé dans le Beyrouth des années sombres d’une guerre si peu civile. L’itinéraire d’une enfant de la radio qui, la faute à une monumentale, tragique erreur médicale, ne peut plus faire de la radio. Ne peut plus utiliser sa voix. Entre dans un tunnel interminable de complications médicales et de traitements chirurgicaux… dans un trompe-la-mort permanent où « Je » devient « Elle ». Où le temps devient attentes à dompter, silences qui piaffent… de hurler la vie et l’injustice!
On commence à lire d’un trait, presque sans respirer, en silence. On veut savoir, on veut entrer dans son silence.
Impresssion de m’être mise en condition pour lire ce livre, ces mots-là; d’avoir préparé le moment pour ressentir, comprendre ses silences et ses attentes. Peut-être se prépare-t-on à l’abord de tout livre de façon différente, comme pour entrer à chaque fois dans un nouvel univers?

Je note des mots-clés, des passages:
« J’ai peur, c’est tout
hôpital odieux
je saurai relever le défi
mimer le sourire tant attendu, concevoir un masque
je me vois rire et une cascade de toutes les couleurs retentit à mes oreilles
la petite croix
néant, compassion, cruels
la plaie est très belle!
le ça c’était MA voix
Mais moi, la vie sans voix je n’en veux pas…Point barre! En vain…
Mon père… les larmes d’un homme sont symbole d’amour et d’affection, jamais de faiblesse. »
On lit, on suit chaque événement, élément, douleur de l’auteure, on a mal avec elle, on s’identifie à son calvaire, on assiste à un tournant:
« Je n’écoute plus…Doucement, très doucement, je quitte ce corps étendu sur ce lit d’hôpital. Je me réfugie dans un coin de la chambre et regarde la scène qui s’y produit, en silence, comme un film muet…
Je deviens Elle ». (p.56)
Elle, « elle chante de nouveau… Elle veut retourner dans son corps, se blottir dans son coeur… se réveiller de ce cauchemar qui avait trop, beaucoup trop duré! (p.57)
Elle était prête à tout. « Tout, pourvu que le nerf prenne vie » (p.74).
Son rapport au temps est hargneux, rêche, jamais soumis. Et les mots sont pesés, soupesés, vrais, nullement aigris… malgré le tunnel sans fin d’attentes, essais, exercices, orthophonie, espoirs, désespoirs pendant des années. « Elle conjuguait le verbe attendre en silence » (p. 84).
Nouvelle chirugie suite à une sténose, un mois entier aux soins intensifs, complètement isolée, seule. « Elle était indifférente à tout… Elle ne disait rien… (…) Elle s’était enfermée dans un monde de silence dont la porte était verrouillée » (p.97), inaccessible à tous, sauf à son frère.
« Dégâts, dis-tu? Je t’adore… (…) Dégâts, atteintes, destructions. Destruction d’un avenir, démolition d’une carrière, ravage d’une vie » (p. 105).
Et puis encore:
« Vous parlez de moi à la troisième personne comme si je n’étais plus avec vous, comme si je n’existais plus. Voilà… j’étais devenue une autre, une Elle » (p. 107).
La descente vers le fond est continue, elle ne se retrouve plus, « Elle » a gommé son « Je » – littéralement la première personne en elle-même.

L’ouvrage est construit en deux rythmes, deux temps.
On lit la première étape, de façon haletante, inquiète. Le passage à la deuxième étape de la reconstruction d’elle-même, de sa vie part d’un énorme rire libérateur… aussi pour le lecteur, là où les rôles semblent inversés, où le psy se confie à sa patiente!

Nouvelle chirurgie aux Etats-Unis et retour. Un déclic se produit, elle se sort d’elle-même, se trouve très occupée, veut enfin se prendre complètement en main : « Le temps (est devenu) son complice. La tolérance, son arme » (p. 129).

« Elle se forgeait une nouvelle Elle » (p. 130) : à partir de ce moment, on lit de manière plus calme, rejoignant la « pacification » intérieure de l’auteure qui a su puiser, trouver des ressources ancrées très profondément pour littéralement re-vivre, vivre à nouveau.
Ce livre est une leçon de vie, de courage. Je le referme avec un sentiment fort et simple: c’est beau, la vie!

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https://libanchroniquesciviles.wordpress.com/2015/05/04/les-mots-de-mon-silence-patricia-hakim/

« Les mots de mon silence » dans l’Orient-Le Jour [16/04/2015]

Trois questions à… Patricia Hakim, crier son silence

Animatrice radio depuis l’âge de 17 ans, Patricia Hakim perd ses cordes vocales suite à une erreur chirurgicale. Elle signe aujourd’hui* « Les mots de mon silence », un premier roman inspiré de son histoire personnelle, pour redonner une voix à ses mots.

« Les mots de mon silence » est un roman basé sur votre vie. Quelle est la part entre la fiction et l’autobiographie ?
L’histoire, les événements, la chronologie, les dates forment la partie autobiographique. Cependant, les personnages sont remodelés et quelques tournures ont été ajoutées pour donner un peu de romantisme et d’humour à une situation qui devait être dramatique. C’est ma façon de tourner un peu en dérision ce que j’ai vécu. Pour pouvoir avancer.

L’écriture est-elle un moyen, pour vous, de remplacer la radio ?
Rien ne remplacera la radio. La radio vibre toujours en moi. L’écriture de ce roman est mon cri face au destin qui m’a privée de ma voix et de ma carrière, bien que « le destin » soit un grand mot… C’est aussi un moyen d’expression auquel j’ai eu recours pendant les mois durant lesquels j’étais complètement aphone. Imaginez une animatrice radio sans voix et vous comprendrez.

C’est votre premier roman, y en aura-t-il d’autres ?
J’aime écrire, c’est ma façon de lutter, de combattre, de raconter tout ce que ma voix ne peut plus transmettre. Par contre, je n’aime pas être sous la lumière des projecteurs. J’ai toujours travaillé dans l’ombre, à la radio puis à la télé, dans les coulisses. Je continuerai, probablement, mais tout dépendra du « goût » que la lumière me donnera.

20150416 OLJ Screen Shot
http://www.lorientlejour.com/article/920806/patricia-hakim-crier-son-silence.html

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